A propos de la notation AMADEUS

Déchiffrage musical plus simple, plus rapide, plus logique :
la nouvelle notation Amadeus

  • Ecriture en clé de sol et en do majeur pour les deux mains du piano

  • Chaque note avec sa vraie valeur : un bémol devant chaque note altérée (touche noire du piano)

  • Quel que soit le ton dans lequel on se trouve chaque note, chaque accord, s’écrira toujours de la même manière !

  • 100% Compatible avec la notation traditionnelle

Notation traditionnelle

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Notation Amadeus

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Nota : La notation Amadeus est également proposée avec la main gauche en clé de fa

Amadeus
Une simplification de la notation musicale traditionnelle

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La notation musicale actuelle, issue d’une tradition ancestrale, a été notamment mise au point à l’époque dans le but de faciliter la tâche du compositeur, en simplifiant au maximum les éléments répétitifs de l’écriture de la musique.

Cette notation du fond des âges peut éventuellement, dans une certaine mesure, se justifier pour les instruments ne jouant qu’une note à la fois sur quelques octaves, comme les instruments à vent ou à cordes.

Par contre, pour les instruments à clavier tel que le piano – apparu plus tard – la notation conventionnelle avec deux portées et deux clés différentes est inadaptée.  En effet, elle complique le déchiffrage et l’apprentissage des pièces musicales, même pour un musicien professionnel.

Inadaptée voire même insensée, car si l’on avait volontairement essayé de compliquer la tâche du musicien, on n’aurait pas agit autrement…

En effet, dans la notation traditionnelle, pour jouer correctement une note inscrite sur la portée, il faut tout d’abord se poser trois questions :

1 Suis-je en clé de sol ou en clé de fa ?

2 : Est-ce qu’il y a un dièse ou un bémol pour cette note en fonction du ton dans lequel on se trouve -armure en début de portée.

3 :  Est-ce que dans la mesure ou je me trouve, il y a une même note précédente au quelle on aurait rajouté un dièse, un bémol ou un bécarre ? En effet, dans la notation traditionnelle, chaque altération de note est valable pour toutes les mêmes notes suivantes présentes dans le reste de la mesure.

Lorsque sur une partition de piano, il y a beaucoup de notes dans la mesure, des accords pour les deux mains, un ton avec 4 ou 5 dièses ou bémols à la clé, un morceau romantique ou moderne avec beaucoup d’altérations, un morceau que vous connaissez mal ou que vous n’avez pas ou peu dans l’oreille…  – et bien cela devient une véritable pierre de Rosette…

Ci dessous un extrait de « Gaspard de la nuit » de Ravel (Editions Durand), un des morceaux pour piano les plus célèbres et les plus connus dans le monde. Combien de temps pour vous, pour jouer sans fautes ces quelques mesures au tempo indiqué – moderato?

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– Cinq minutes ? Dix minutes ? Une demi-heure ? Plus…?

Nous pourrions encore vous présenter bien d’autres exemples plus difficiles et plus compliqués. En effet, vous remarquerez que dans cet extrait de Ravel, les deux tiers de la portée sont en do majeur… De plus le niveau technique requis est à la portée d’un pianiste amateur moyen.

Relevons de surcroît un autre problème de taille dans la notation traditionnelle : une note donnée – par exemple vous entendez un la – ou un accord donné, peut s’écrire de plusieurs manières différentes suivant le ton, la clef ou l’altération en vigueur dans la mesure ! Pour une même note sur le clavier, il est possible de l’écrire jusqu’à 5 manières différentes : normal, dièse, bémol, bécarre, double dièse ou double bémol… Pour un accord de plusieurs notes, nous pouvons alors avoir des dizaines de manières différentes de l’écrire !

Ci-dessous, un accord souvent utilisé en musique (septième diminuée) et quelques possibilités d’écritures suivant le ton dans lequel vous vous trouvez :

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Et nous n’avons pas pris en compte dans cet exemple les éventuelles altérations présentes auparavant dans la même mesure, altérations qui peuvent encore modifier l’apparence de cet accord ou carrément changer cet accord en un autre… Par exemple prenez la première mesure ci-dessus et supposons qu’auparavant dans cette même mesure, il y ait un sol auquel on a rajouté un dièse – un sol dièse. L’accord que vous voyez alors n’est plus l’accord de do dièse dim. mais un autre, qui sonne différemment !

Il est donc ici difficile de créer des automatismes. Imaginez le cas d’une dactylo professionnelle qui devrait tout le temps chercher sur son clavier ou se trouve telle ou telle lettre ou, selon les textes à taper, intervertir la valeur des lettres -par exemple quand elle voit un « t » elle devrait taper un « b » etc.  Nous n’en sommes pas loin avec la notation musicale traditionnelle…

 Les professionnels ont développé depuis leur petite enfance toute une série de techniques, de réflexes et une mémoire fabuleuse afin de déchiffrer plus ou moins rapidement leur musique.

De plus, différentes sortes de mémoires bien spécifiques ont été perfectionnées, mémoires qui peuvent intervenir ensemble ou séparément : mémoire visuelle, mémoire auditive, mémoire tactile, mémoire positionnelle des doigts dans l’espace, etc.

Tout un programme, une véritable gymnastique que l’on doit commencer depuis sa tendre enfance et qu’il faut bien sûr constamment pratiquer pour ne pas perdre le niveau. Également constamment pratiquer – surtout si vous n’apprenez pas vos morceaux par cœur- pour garder le niveau de votre interprétation car, sauf pour quelques rares privilégiés qui l’on totale, la mémoire s’estompe au cours du temps.

Une autre technique discutable utilisée par beaucoup de musiciens pour gagner du temps consiste, lors du déchiffrage, à corriger les fausses notes à l’oreille. Il faut bien sûr pour cela avoir déjà entendu jouer auparavant la pièce musicale que l’on déchiffre.

Cette astuce, bien qu’elle procure effectivement un gain de temps à cours terme, à son revers de médaille : on tape une -ou plusieurs…- fausses notes avant d’arriver à la bonne. Mais voilà, le cerveau a enregistré une fausse donnée…  On aura tendance, d’autant plus que la première impression est la plus importante, à refaire la faute à chaque fois. Le défaut est alors intégré dans vos neurones, et il sera difficile de l’extirper.  Et même extirpé, le « mauvais réflexe » pourra ressurgir dans des cas particuliers : fatigue ou stress -par exemple lors d’un examen, d’une audition ou d’un concert.

Si vous vous contentez de jouer pour vous-même, pas de problème : Vous vous accommoderez sans peine de quelques fausses notes par-ci par-là. Par contre, si vous voulez jouer votre morceau « au propre » pour par exemple le jouer en public, cette technique de correction à l’oreille est dangereuse et vous fait généralement perdre du temps…

Pour la majorité des autres musiciens, et même d’ailleurs pour les professionnels, une nouvelle notation plus simple serait la bienvenue…Il y a eu bien sûr plusieurs tentatives pour écrire la musique autrement, par exemple avec des chiffres ou couleurs.

De nombreux essais différents ont aussi été réalisés et testés par nos soins. Mais en fait, il faut à chaque fois recommencer à zéro tous les réflexes et l’apprentissage du déchiffrage, qui mettent beaucoup de temps à se mettre en place -vous en savez certainement quelque chose si vous êtes musicien… C’est la raison pour laquelle aucune de ces nouvelles méthodes ne pourra vraiment s’imposer face à la traditionnelle.

Les recherches de Dominique LOUP se sont alors orientées vers une écriture musicale  « whysiwig » : « what-you-see-is-what-you-get / ce que vous voyez est ce que vous obtenez », mais en  gardant le plus possible les anciens paramètres de notation afin de rester dans un environnement connu et de pouvoir facilement passer de l’un à l’autre si besoin est !

Ainsi fut créée la notation Amadeus !

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Premier pas avec Amadeus

Dès le début d’utilisation de la notation Amadeus, vous obtiendrez un déchiffrage plus confortable et plus rapide. Vous apprendrez vos morceaux plus vite – le gain en rapidité dépendra bien sûr de votre niveau et de la difficulté du morceau- et avec moins de gymnastique intellectuelle pénible. Vous aurez ainsi, déjà dans les premiers contacts avec votre pièce musicale, plus de disponibilité pour l’interprétation de la musique.

Notez également que lors d’une activité intellectuelle soutenue, le cerveau se fatigue – de la même manière qu’un muscle pour l’effort physique – et devient moins performant. Avec le confort que procure Amadeus, vous déchiffrerez plus longtemps, avec plus d’efficacité.

Si vous pouvez par exemple déchiffrer vos partitions pendant deux heures par jour au lieu d’une heure habituellement, vous aurez encore gagné deux fois plus de temps pour apprendre vos pièces musicales…

Vous pouvez aussi élargir votre répertoire et envisager d’apprendre des morceaux plus difficiles. Si vous n’apprenez pas vos morceaux par-coeur – c’est le cas de la majorité des musiciens pour la plus grande partie de leur répertoire – et que vous ne les jouez pas pendant un laps de temps plus ou moins long, vous les reprendrez alors bien plus facilement.

 Pour établir des comparaisons objectives, il serait souhaitable de déchiffrer un morceau que vous ne connaissez pas et suffisamment difficile pour votre niveau… en ayant bien sûr à côté la partition en notation traditionnelle pour comparer !

Après un certain temps, comme pour l’apprentissage de la dactylographie, vous créerez des automatismes qui augmenteront encore d’une manière significative la rapidité et le confort de vos lectures musicales.

A propos des automatismes, relevons que les accords de tierce ou de seconde   – éléments dont est composé tout accord – sont en nombre limité – quelques dizaines utilisés le plus couramment. Ils seront vite assimilés comme réflexe avec Amadeus. Lorsque ces réflexes seront en place – quelques mois si vous déchiffrez tous les jours – la rapidité de déchiffrage sera encore plus conséquente.

Nous n’avons bien sûr aucune expérience de pratique Amadeus sur beaucoup années, particulièrement chez quelqu’un – un enfant – qui aurait commencé et réalisé l’apprentissage du piano avec la notation Amadeus. Les gains de temps pour le déchiffrage devraient ici, sans aucun doute, être encore augmenté de façon significative.

Pour les instruments autre que les instruments à clavier la notation Amadeus est pratiquement identique.

La lecture d’une mélodie à une note pourrait cependant paraître encore « acceptable » dans la notation traditionnelle. Peut-être, mais à condition que le musicien ne décide pas de changer d’instrument au cours de sa carrière musicale…

En effet, lors d’un changement d’instrument, l’écriture de la musique peut changer également, par exemple si vous commencez la flûte ou le violon et que par la suite vous vous décidiez pour le piano ou le violoncelle. Pour un enfant dans ce cas, si le changement intervient trop tard, la clé de fa – surtout pour la main gauche du piano – sera difficile a acquérir.

Ceci d’autant plus que l’intégration de deux portées différentes pour chaque main représente à elle seule encore une difficulté supplémentaire.

Plus les réflexes de lectures seront acquis jeune, plus vite et mieux ils seront maîtrisés. Plus ils seront appris tard, plus ils seront difficiles à acquérir. A partir de la fin, voire du milieu de l’adolescence, l’assimilation idéale que l’on aurait pu obtenir pendant l’enfance ne pourra plus être réalisée. Vraiment dommage.

Pour cette raison nous pensons que même dans le cas des instruments autres que ceux à clavier, la notation traditionnelle est  « inadaptée » pour l’apprentissage de la musique. Nos efforts de translation Amadeus seront donc également valables pour tous les instruments.

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Questions – Réponses

Question : Un bémol pour chaque note altérée, cela ne va-t-il pas surcharger certaines partitions ?

Réponse : Oui et non… Dans le cas ou des bémols sont rajoutés, la lecture n’en est pas plus difficile pour autant… et le gain de temps reste pratiquement le même. Alors..? Il n’y aura de toute façon pas plus de bémol que de touches noires du piano, à savoir 5 touches noires pour sept touches blanches…

En moyenne nous aurons donc un peu plus d’une note sur trois qui comportera un bémol – en supposant que tous les tons soient utilisés pareillement, ce qui est loin d’être le cas. En effet, pour un morceau écrit avec 6 ou 7 altérations à la clef, nous avons une dizaine de morceaux écrit avec une ou deux… – allez savoir pourquoi…

De plus, la partition reste visuellement « esthétique ». Chaque élément à sa place bien définie suivant une démarche et des lois logiques. Disons tout simplement que, même avec quelques bémols supplémentaires, les partitions Amadeus sont esthétiquement belles, car elles reflètent le vrai…

Quant à la prolifération de bémols sur la portée, surtout dans le cas de morceaux romantiques ou modernes qui comportent beaucoup d’altérations et changent souvent de tonalité, la notation Amadeus  simplifie plutôt l’écriture… avec une partition moins chargée que dans la notation traditionnelle!!

Signalons également de la place disponible en plus au début de la portée car il n’y a jamais d’armure.  Dans la pratique, nous en avons plutôt profité pour rendre la partition plus aérée, donc moins chargée…  En fa dièse maj. par exemple, nous gagnons presque 10% de place en plus sur la portée…

Sans même parler de l’absence de « fils électriques » chez Amadeus, qui limite au strict nécessaire la présence dans la partition de longues liaisons de phrasé, signalons dans le domaine « chargement de l’écriture » l’absence de bécarre, ainsi que la barre de mesure entre les portées qui favorise non seulement un placement plus régulier des notes mais libère également de la place supplémentaire.

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Question : Lire la main gauche en clé de sol ne va-t-il pas poser des problèmes aux pianistes confirmés?

Réponse : Oui ! Il faut un temps d’adaptation, tout du moins dans les premières heures de la pratique Amadeus : Il faut « déconnecter » le réflexe « clef de fa » pour la main gauche.

Mais ce n’est pas vraiment gênant, car vous le faites régulièrement dans notation traditionnelle, la main gauche du piano s’écrivant aussi parfois en clé de sol… Sans même parler de la main droite qui peut également être écrite en clef de fa!

Il faudra simplement rester attentif et ne pas relâcher l’effort de déchiffrage et – petit rappel pour le piano – lire d’abord les notes de la main gauche.

Pour les pianistes confirmés, cela leur donnera – remémorera – quelques petits souvenirs… En effet, s’ils ont des problèmes à lire les notes de la main gauche en clé de sol (!) ils pourront alors entrevoir les difficultés d’un débutant ou d’un amateur qui doit lui, dans la notation traditionnelle, lire sa main gauche en clé de fa…

Vous aurez également dans la première lecture d’un morceau que vous connaissez déjà, une hésitation à jouer une note ou un accord que vous avez toujours joué écrit autrement. Dès la deuxième lecture, le phénomène s’estompe, votre cerveau ayant été précédemment « rassuré » par l’écoute du son juste associé à un autre design.

Nous rappelons encore que pour être objectif dans l’évaluation de la notation Amadeus, il faut déchiffrer un morceau que vous n’avez jamais appris et suffisamment difficile pour votre niveau… et avoir à côté de vous la partition en notation traditionnelle pour comparer.

Il est évident que si vous êtes professionnel du piano et que vous déchiffrez une partition très facile du genre « au clair de la lune » vous n’allez pas vraiment comprendre les avantages que peut vous apporter la notation Amadeus – à part peut-être pour certain le fait de déchiffrer de vraies informations…

Par contre, à partir des morceaux de moyenne difficulté – que vous n’avez jamais déchiffré – comportant plusieurs bémols ou dièses en début de portée, le gain de temps commence à devenir significatif pour un pro, même avec « l’effort » supplémentaire à fournir pour lire la main gauche en clé de sol.

Pour les professionnels qui ne pourraient pas se passer de leur bonne veille clef de fa pour la main gauche, nous envoyons sur demande la partition Amadeus avec la main gauche en clé de fa!

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Question : Chaque note avec son altération ne perturbe-t-il pas aussi un musicien qui a l’habitude de les placer « de tête » dans la mesure ?

Réponse : Pour l’altération présente pour chaque note, aucun réflexe à modifier et cela fonctionne immédiatement. En effet, consciemment ou inconsciemment, vous placez mentalement chaque note dans une mesure… vous retrouvant ainsi dans un environnement parfaitement connu et maîtrisé.

De plus, le cerveau étant un « paresseux » intelligent – à savoir qu’il cherchera toujours la solution la plus facile et la plus rapide pour résoudre un problème donné, il comprend alors tout de suite l’avantage du système pour lui…

N’oublions pas aussi que notre cerveau est programmé pour le vrai : il voit rouge, c’est rouge, il voit loin, c’est loin, etc. et que de « fausses » indications ont tendance à le stresser et le déstabiliser.

Vous constaterez pour cette dernière raison, lors d’un déchiffrage Amadeus, qu’il s’instaure en vous une espèce d’agréable et bienvenue « tranquillité d’esprit ». Toute une philosophie à développer… mais là n’est pas notre propos.

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Question : Et pour chanter la gamme en notation Amadeus ?

Réponse : Dans le cas du solfège ou vous voudriez chanter la gamme en do majeur, pas de problème. Mais en mi majeur, vous allez en effet avec Amadeus chanter la gamme « mi, sol bémol, la bémol… » etc.

Ceci peut paraître bizarre, mais cela ne pose pas problème !

Premièrement parce que lorsque l’on chante, on prononce plutôt des paroles que le nom des notes… Deuxièmement, parce que ce « problème » n’est pas résolu avec la notation traditionnelle. En effet dans la notation traditionnelle la note « ré » par exemple, peut être associée aussi bien à un ré naturel qu’un ré bémol Ou même un do dièse…

Trois manières d’écrire une même note, voilà sans doute une des raisons rendant la dictée musicale si difficile pour ceux qui n’ont pas l’oreille absolue. La dictée musicale – donner et écrire le nom des notes d’une mélodie que l’on vous vous joue ou que vous entendez dans votre tête – est importante pour tout musicien qui veut se lancer dans la composition. Avec Amadeus, la dictée musicale deviendra donc plus facile, car chaque note que vous entendrez n’aura qu’un nom…

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Question: S’il n’y a pas de bémols ou de dièses en début de portée, comment faire pour savoir dans quel ton l’on se trouve ?

Réponse : Le nombre de bémols ou de dièses en début de portée ne vous donne pas le ton dans lequel vous vous trouvez, puisque que le ton peut changer plusieurs fois tout au long d’un morceau…

D’autre part, savoir dans quel ton l’on se trouve n’est pas une donnée essentielle pour l’interprétation d’une œuvre musicale… Dans la notation traditionnelle, il s’agit simplement et uniquement de connaître lors du déchiffrage de la musique, le nombre de bémols ou de dièses qu’il y a en début de portée et vous permettre, merci messieurs les compositeurs d’antan…, de les placer mentalement vous-même en déchiffrant votre morceau !

Si vous voulez vraiment savoir le ton dans lequel vous vous trouvez à un endroit donné du morceau, prenez quelques notes d’une mesure et fredonnez vous-même une fin pour cet extrait musical. La dernière note que vous chanterez – la fondamentale – vous indiquera le ton dans lequel vous vous trouvez…

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Question : Si je suis habitué à déchiffrer en Notation Amadeus, n’aurais-je pas des problèmes si je dois réutiliser l’ancienne Notation? Par exemple, si l’oeuvre que je désire jouer ne figure pas à votre catalogue et que je n’ai pas les moyens de vous commander une transcription Amadeus pour toutes les partitions que je possède ?

Réponse : On pourrait penser en effet que si vous êtes habitués à lire en notation Amadeus et que pour différentes raisons vous deviez déchiffrer parfois en traditionnel, vous auriez de la peine à y revenir.

Et bien curieusement non ! Vous ne mettrez pas plus de temps qu’avant pour apprendre vos morceaux en traditionnel ! Peut- être est-ce parce que la notation traditionnelle est vraiment complexe et qu’il est difficile de faire encore plus compliqué… Vous aurez juste quelques regrets de passer inutilement du temps à cause d’une notation inadaptée !

Quand vous saurez parfaitement votre morceau dans la notation traditionnelle – il vous faudra le jouer régulièrement, car la mémoire s’estompe au fil du temps… vous n’aurez pas de problème non plus dans le cas ou vous joueriez de suite un autre morceau écrit avec Amadeus.

La raison en est que lorsque le morceau est parfaitement appris, votre cerveau ne lit plus le nom des notes, mais associe un design visuel formé par une note, une suite de notes ou un groupe de notes avec une position des doigts et des mains dans l’espace.

A ce moment-là, le genre de notation utilisée est de moindre importance.

Vous en avez un exemple dans la notation traditionnelle lorsque vous jouez un morceau avec de nombreux changement de clé pour les deux mains et/ou avec des passages en 8va et 8vb…

 NotaSleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mto n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. ben cmmoe ça on viot mnois les fuaste !!!    

  Signalons également qu’un musicien polyvalent ou un chef d’orchestre doit savoir déchiffrer ses partitions dans cinq clés différentes – clé de sol, clé de fa et 3 clés d’ut… même si une ou plusieurs clés sont moins ou rarement utilisées !

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Question : Et pour un pianiste qui a commencé directement avec Amadeus, et qui n’a jamais appris la clé de fa et autres clés d’ut ?

Réponse : Tout d’abord, rares sont les enseignements musicaux qui ne prévoient pas de cours de solfège en plus des cours donnés pour l’instrument.

Un violoniste, par exemple, suivra les cours de solfège ou il travaillera sa clef de fa ou autre clef d’ut, bien que ses partitions pour violon soient écrites en clef de sol… C’est dans ces cours de solfège que vous devrez apprendre, si vous le désirez vraiment, le déchiffrage d’une autre clef !

Ensuite, pour celui qui n’apprendrait que la clef de sol, il mettra effectivement un peu plus de temps pour apprendre sa partition s’il n’a jamais travaillé la clef en question auparavant. Mais pas beaucoup plus…

En effet, qui maîtrise parfaitement, à par un professionnel et encore… l’écriture musicale dans différentes clefs ? Même après plus de dix ans de pratique, beaucoup de pianistes sont encore en train, lors du déchiffrage de la clef de fa, de lire mentalement les notes deux tons en dessous… – vous descendez de deux tons une note en clé de fa et vous vous retrouvez alors en clé de sol !

Si vous ne désirez pas investir dans une transcription Amadeus et que le problème de la clef de fa et/ou des altérations fantômes de la notation traditionnelle vous dérange, il y a un moyen simple de transformer vous-même manuellement et en quelques minutes, vos partitions ou portées en notation Amadeus…

Comme exemple, ci-dessous une portée en notation traditionnelle en ré bémol majeur (extrait de « Take five » de P. Desmond) :

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1. Vous effacez premièrement au TIP-EX (crayon effaceur à encre blanche) la ligne supérieure de la portée en clef de fa :

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2. Vous rajoutez une ligne en dessous de la portée en clé de fa. Vous obtenez ainsi une portée Amadeus en clé de sol 15 via bassa :

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 3. Vous rajoutez pour terminer les altérations manquantes sur les deux portées et vous remplacez la clé de fa par la clé de sol 15 via bassa :

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 Si vous le désirez, vous pouvez laisser les 5 bémols -armure- du début de mesure.

 Signalons également que les logiciels de reconnaissance des caractères musicaux – vous scannez une partition et la transférez prête à l’emploi pour modifications sur un logiciel d’écriture musical –  font des progrès à grand pas.

Pour l’instant, il est encore un peu plus rapide de retranscire une partition manuellement depuis l’original.

Dans quelques années tout au plus, la qualité de reconnaissance sera proche de 100% et deux ou trois clics de souris suffiront à transformer une partition traditionnelle en notation Amadeus…

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Question : Vous « chamboulez » une notation qui fait partie d’un patrimoine mis au point depuis des siècles. N’est-ce pas « inconvenant » ?

Réponse : Le respect des « ancêtres » et de la « tradition » ? Ceci nous fait sourire… car dans le monde actuel ou chacun est partie prenante – donc plus ou moins responsable… de ce qui s’y passe, force est de constater que plus personne ne respecte plus rien : Pollution, destruction de l’environnement, exploitation et massacres des animaux et des hommes…

Ceux qui invoquent ce genre de doléances « respectueuses » ont en fait presque tous des intérêts financiers à conserver la méthode traditionnelle…

Même un professeur de musique, consciemment ou inconsciemment, n’a pas intérêt à vous proposer une méthode pour apprendre plus vite. En effet, vous risqueriez de rester moins longtemps chez lui…

Pour les quelques autres qui restent, il s’agit peut-être de la curieuse mentalité suivante :

« Moi, j’ai passé vingt ans de ma vie à travailler mes réflexes pour déchiffrer, et ceci bien sûr depuis ma petite enfance. Vous n’avez qu’à faire comme moi 

 Il y aura encore mille autres raisons pour ce genre de personne de remettre en cause une nouveauté. Consciemment ou inconsciemment, il leur est difficile d’admettre qu’elles ont peut-être passé de nombreuses années à trimer sur un apprentissage alors qu’une solution plus facile existait…

   N’écoutez pas des détracteurs qui ne raisonnent pas objectivement : Il faut savoir maintenant si vous voulez consacrer votre temps à apprendre le déchiffrage des notes ou à apprendre la Musique…

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Question : Une nouvelle notation musicale plus performante ? Si c’était réellement le cas, pourquoi n’a-t-elle pas été trouvée et appliquée plus tôt ?

Réponse : Remarque pertinente de la fierté humaine, mais il faut savoir que notre intelligence, surtout au niveau collectif, a ses limites… et fonctionne parfois suivant des schémas inhabituels au premier abord.

 Relevons premièrement que l’attache au traditionnel et aux ancêtres est, avec l’instinct grégaire, un des traits de caractère marquant de la personne humaine, bien enraciné dans les tréfonds de sa conscience. En effet, c’est un gage de sécurité individuelle et collective.

De surcroît, la notation musicale traditionnelle est enseignée et pratiquée depuis la petite enfance. Il s’agit donc, en plus d’une tradition, d’une action réflexe de toujours, au même titre que d’aller acheter son morceau… de pain à la boulangerie. Peu nombreux sont ceux qui songeront à la remettre en question.

Ensuite, l’histoire humaine nous démontre que paradoxalement, les solutions les meilleures et les plus simples sont toujours trouvées en dernier !

Un exemple : Alors que l’homme cherche à voler depuis la nuit des temps, il aura fallu attendre l’ère des fusées interplanétaire pour que soit inventé le moyen de voler le plus simple : Un bout de drap avec quelques ficelles – le parapente (!) qui aurait déjà pu être fabriqué au néolithique.

Comme le disait Descartes : « Je ne me fie quasiment jamais aux premières idées qui me viennent à l’esprit »…

Dominique LOUP